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Contes & légendes du Gévaudan

Gargantua

Le nom de Gargantua est aujourd’hui associé à Rabelais mais ce personnage de géant préexistait bien avant le XVIe siècle.
Les spécialistes ne sont cependant pas d’accord quand à l’origine et la date d’apparition de cette figure essentiellement présente en France et en Grande-Bretagne.
Certains évoquent un personnage issu de la culture celtes, d’autres encore plus anciens quand certains penchent pour le Moyen-Age.
Toujours est-il que Gargantua a adoré se balader en Lozère !

Des preuves ? Il y en a plein !

Il a laissé son sabot gauche à Chateauneuf-de-Randon et le droit sur le signal de Randon. D’ailleurs, ces sabots sont à l’origine des terres cultivable de Quézac !
En secouant ses sabots après des labours, il déposait une bonne terre où l’on faisait pousser des lentilles.
Il en serait de même avec les Puechs des Bondons, ce sont les monticules de terre que ce bon géant à enlevé de ses chaussures.

Il était très proche des hommes et était très serviable.
Il coupait du bois pour les veuves, labourait les champs…
Mais aussi s’associait aux bergers pour jouer aux palets.
La seule différence est la taille du palais de Gargantua !
Vous les reconnaitrez facilement à leur taille immense sur le Causse Méjean ou au Thort au sud de Langogne.
Tout ces travaux donne faim et soif, c’est lors d’une de ces fringales que Gargantua installa le Pas de Soucy !
En effet, en pleine balade dans les Gorges du Tarn, il eu une grosse faim.
Il décida de construire un barrage avec de gros rocher et récupéra les poissons  à main nue. Les hommes ont laissé ce barrage trop colossal pour être démonté !

Les barons du Gévaudan

La légende

Un jeune homme d’honnête condition, originaire de Mende, prit envie d’aller à Paris pour y trouver meilleure fortune.
Il fut envoyé à la Cour du Roi de Hongrie.
Il remplit sa mission avec tant de zèle qu’il devint le confident du roi.
Ses entrées au palais royale lui ouvrirent le cœur de la fille unique du roi.
Mais de ce mariage il n’en fallait parler, l’héritière du trône de Hongrie ne peut épouser un berger du Gévaudan.

L’infortuné prétendant n’eut d’autre ressource que d’enlever celle qu’il aimait.
Persuadé de la noble extraction de son amant, la jeune fille ramassa bijoux, bagues et joyaux.
Elle se retira dans sa chambre, sous prétexte de prier, et sortit en secret pour rejoindre son amant. Ils chevauchèrent sans s’arrêté jusqu’en Gévaudan.

Ils se mirent en ménage et eurent sept enfants mâles. Mais les ressources manquèrent rapidement, force fut aux jeunes époux de mettre très tôt leurs trois aînés en apprentissage. Le premier fut destiné à être charpentier, le deuxième maçon et le troisième tourneur.

Pendant ce temps, le roi de Hongrie cherchait sa fille et se douta qu’elle était partie avec son conseiller en Gévaudan. Il s’y rendit une escorte pour récupérer sa fille.
A l’annonce de l’arrivée du roi, le jeune homme prit la fuite mais le hasard voulut que deux capitaines de la garde royale furent logés dans sa maison.

La princesse, de peur d’être reconnue, ne se montrait point.
Le roi apprit que la femme qui vivait dans la maison occupée par ses deux capitaines se cachait et voulu savoir pourquoi.

Il la fit appeler devant lui. La jeune femme obéit et vient implorer humblement pardon.
Le roi, ému, pardonna à sa fille et son gendre.
Les enfants lui furent présentés, les trois aînés venant avec leurs outils : une hache pour le charpentier, un marteau pour le maçon et un tour pour le tourneur.

Le roi ne voulu pas retourner en Hongrie, il abandonna ses titres et acheta le Gévaudan qu’il fit ériger en comté.
La couronne comtale fut pour son gendre et il se réserva l’évêché.
Le gendre mourut le premier et ainsi l’évêque reçu le titre de comte. Il divisa alors le territoire en sept baronnies pour ses petits-fils.
C’est pour cette raison que le premier des barons du Gévaudan porte le nom de baron d’Hacher (Apcher), le second c’est le baron de Pierre (Peyre), et le troisième est le baron du Tournel. Les quatre autres : Randon, Canilhac, Cénaret et Florac prirent le nom de la terre qui leur était dévolue.
La huitième baronnie, celle de Mercœur ne fût créée que plus récemment.

Saint-Privat

Grégoire de Tours, biographe des Rois de France, nous raconte l’histoire de saint Privat.

Au IIIe siècle, saint Privat, évêque du Gévaudan, est chargé d’évangéliser les Gabales.
Ces derniers, habitants du Gévaudan, croyaient jusqu’alors dans les forces naturelles (le tonnerre, l’eau, etc.).
L’évêque parcourt la Lozère pour convertir la population et se retire ensuite dans une caverne, sur les bords du causse de Mende, pour y prier.
Pendant ce temps, Chrocus, chef des barbares Alamans mène ses troupes de pillards en Gévaudan en 258, mettant le pays à feu et à sang.
Les Gabales se réfugient à Grèzes, et malgré le siège des barbares, ne se rendent pas.
Chrocus et quelques hommes partent alors à la recherche de Saint Privat et le débusquent dans sa grotte.
Les barbares exigent qu’il demande aux assiégés de se rendre. Il refuse.
Ils lui ordonnent de renier sa foi, nouveau refus.
En représailles, il est martyrisé à coups de bâton puis jeté du haut du causse à l’intérieur d’un tonneau percé de clous.
Il se serait écrasé sur la colline du Bourreau ou à l’emplacement actuel de la cathédrale.

Après sa mort, Privat devient un Saint très vénéré.
Des pèlerins de plus en plus nombreux visitent son tombeau et la grotte où il s’était retiré. C’est ce pèlerinage qui permet à Mende de devenir une cité qui va prospérer jusqu’à devenir la capitale du Gévaudan au Xe siècle.

Sainte-Énimie

La légende

Sœur du roi des Francs Dagobert, elle est d’une très grande beauté, ce qui attise les convoitises des plus beaux partis d’Europe. Mais la jeune femme a décidé de consacrer sa vie à Dieu et refuse donc de se marier. Bien sûr, on ne lui demande pas son avis et la monarchie organise un mariage.

Enimie va implorer Dieu de ne pas la laisser se marier, le matin du mariage elle est touchée par la lèpre à son réveil. Le prétendant refuse de se marier, les autres soupirants s’en vont. Elle a gagné.

Mais la lèpre est une maladie très douloureuse et elle est malheureuse. Un ange lui apparaît en songe et lui ordonne d’aller se baigner dans les eaux de Burle en Gévaudan pour être guérie.

Elle quitte Paris avec une escorte, descends jusqu’en Gévaudan où des bergers la guide vers la source miraculeuse. Elle s’y baigne et immédiatement la lèpre disparaît. Mais en remontant le versant, la maladie réapparaît, elle recommence mais à chaque fois la maladie réapparaît. A la troisième tentative, elle comprend qu’elle doit rester dans la vallée et décide donc d’y établir un monastère.

C’est cette fondation, dont il ne reste rien, qui marque le début de l’histoire du village. Le source de la Burle est toujours réputée pour soigner les maladies de peau.

Quelques années plus tard, Enimie rencontre l’évêque de Mende, saint Hilaire. Elle lui prête hommage, rattachant ainsi sa communauté monastique à l’évêché mendois. Ce serait la raison du rétablissement du monastère en 951 par l’évêque de Mende Etienne. Cette abbaye bénédictine existe toujours, c’est le collège Pierre Delmas qui surplombe la ville et qui conserve, notamment le réfectoire du XIIe siècle.

Enimie lutta contre le Drac qui sévit dans les Gorges du Tarn. C’est en amont du village des Vignes qu’elle arrive à le coincer grâce à un grand rocher qui s’effondre sur le Drac et l’immobilise. Son frère jumeau guette toujours le retour du démon ; vous le reconnaitrez facilement, c’est une grande aiguille qui surplombe la vallée. Quand on vient de l’aval, il ressemble à un loup hurlant à la Lune.

Le dernier des miracles de saint Enimie a lieu bien après sa mort. Au XIIIe siècle, un moine aurait découvert le tombeau de la sainte et en l’ouvrant il aurait trouvé le corps intact et embaumant la rose et le lilas ! C’est ce qu’on appelle être « en odeur de sainteté » !

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